lyre

Lyre dans le vent

La lyre est l’instrument de reliance du barde. Sa vibration est celle du cœur. Inspiration d’amour pour cet instrument.

lyre
Cordes, cordes, cordes
Vibrent au gré du vent !
Clame, clame, clame
Ma voix au gré du chant.

Que souffle l’Awen
Sur mes doigts doucement !
Et que chante Lurenn 1,
Avel 2 près d’elle tourbillonant !

Au son de la lyre
Le chantre devient puissant
Dans l’être,
Au cœur évanescent
L’inspiration va jaillissant !

lyre1. Lurenn : « Lyre » en breton.
2. Avel : « Vent » en breton

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Du côté des luthiers français :

Les Lyres de l’Atelier Skald
Les Lyres de Margotton
Les Lyres de Tri Nox Samoni

Les lyres que vous voyez sur les photos ont été fabriquées par l’Atelier Skald et Julian Cuvilliez. Ce dernier donne des cours de lyre en Côte d’Armor, mais aussi sur Locronan où je réside.
Les cours, auxquels j’ai déjà participé l’année dernière, reprennent en octobre prochain. Il reste des places à Locronan. Si vous êtes intéressés pour faire partie des « Lurennoù Lokorn », vous pouvez me contacter et je ferai suivre.

vertige

Vertige de Beauté

Vertige vers l’horizon. Émergence de beauté.

vertige
La mer impose gloire et puissance de la déesse Océane. Elle nous rappelle l’enjeu de forces divines qui nous dépassent en ce micro-monde qui s’agite et qui vibre de vie, de mort, de joie, de peur, d’inconscience et de déraison.

Allons plus haut que cette étendue fracassée par l’onde pluvieuse, qui se dessine au loin et s’impose. Levons encore les yeux.

vertigeSaisissement inouï de l’Être. Reflet de notre propre immensité.

Se déploient les nuages, une densité inatteignable où agissent le cumul tumultueux des cieux, le rayonnement de Belenos en sa grandeur, le chant d’Ael venu des profondeurs d’Ys… L’abîme du Temps se découvre dans la vérité d’une lumière qui caresse l’ombre et qui touche au cœur, dans le grandiose, dans la beauté, fille de la splendeur. Et, dans la reliance, on sent la présence de forces entrelacées de grâce sonder l’espace nébuleux du ciel.

Nous, mortels égocentriques, en bataille pour trouver notre place sur ce bout de rocher, d’eau et d’atmosphère perdu dans l’infini du cosmos, sentons notre Être en ces instants saisi, notre espace intérieur se retourner face à cet océan céleste d’humilité.

Honorons les Divinités pour cela, pour cette vérité qui nous accorde avec nous-mêmes, avec l’univers qui se déploie au-delà, au regard du Grand Dessein.

Tantad ! Tan ! Feu d’un solstice d’été

Tantad Locronan

TAN ! TAN ! TAN !
Propulsion, joie de vivre, détermination !

TAN ! TANTAD ! TAN !
Feu père des Ancêtres jaillissant de terre dans la splendeur !

TAN ! TANNA ! TAN !
Le soleil est ta gloire, le souffle de la vie ton ardeur !

TAN ! HOUNID ! TAN !
L’axe du monde a pourri.
Il brûle maintenant sous l’œil d’Esus.

De la mort jaillit la vie.

Spered ar favenn,
L’ordre du monde est préservé.
Les hommes du bro ont-ils seulement perçu le sens de ton sacrifice ?

A propos de l’Arbre de Mai de Locronan

Douceur de Brigantia

Ô toi douce Brigantia qui anime mon cœur et submerge mon front de ta lumière étoilée, que me délivres-tu ?
Clameur de Brigantia

Clameur de Brigantia

Je vois
Le scintillement dans vos yeux
Qui cherchent à comprendre
J’entends
La vérité du silence qui vous inspire
J’accueille
La stupeur de votre intimité foudroyée par la Foi
Je caresse
Votre visage d’enfant perdu
Et vous chante,
Et vous clame :

Êtres égarés,
Osez.
Vous Êtes
Puissance Créatrice
Potentiel d’or et d’argent
Qui se déploie sous mon vaste manteau de tendresse.
Vous êtes
Énergies de vie et de mort
Somme de courage et de bienveillance.

Brigantia face au barde

Photo de David Toussart, soumise à droit d’auteur.

Et Nous,
Sommes
Chemin des chemins
Immensité et pluralité.
Nous œuvrons
Ici et maintenant.
Nul peuple nous appartient.

Et Nous,
Sommes
Grandeurs du Grand Dessein,
Sommes
Toutes ces forces émouvant l’univers,
Que l’on donne à voir, à vibrer,
À vous éblouir.

Sans contrôle, il ne reste plus qu’à vous relier.
Sans attente, il ne reste plus qu’à vous retrouver.
Sans peur, il ne reste plus qu’à écouter.
Sans savoir, demeurez nus.
Mais naissez à vous-mêmes à nos cotés
À chaque instant qu’il vous reste à vivre.

Êtres retrouvés,
Vous êtes
Conscience Créatrice
Potentiel créateur de votre vie.
Angoissés d’eau
Souverains de feu,
Vous êtes
Énergies transformatrices
Multiples d’ombres et de lumières.

Ce jour où…

Ce jour où la lumière est un dard qui aveugle le Barde et où l’ombre cingle l’esprit depuis ses racines… Jour d’abandon. Jour de reliance. Jour de l’œuvre.Clameur dans les bois

Tête ardente, pupilles calcinées, braises du Présent,
Face aux feux du soleil, l’Exalté clame fort :

Chaudron fiévreux du narcisse
Six aveugles ivres à l’Être délité
Itératives paroles, ferveurs d’autrefois
Foi de marbre sur champs arides
Rides du jeune à la fougue crispée
Péremptoire savant de fiel sur l’enclave stoïque
Hic et nunc,
Rien que le rien, déshérence,
Maigre saveur d’itinérance.

Le Barde entre en torpeur
Et clame encore :

Toujours le Chêne berce
Et Mère indique la Porte.
Mais où que l’on entre,
Errance menace
Où que l’on sorte,
Brume tenace.

jour du sanglier

Le Barde s‘éveille, voit la terre, puis clame alors :

Les sangliers des ondes FM
M’ont sous les chênes égaré.

En vérité,
Le chemin est courage
La voie, une oreille tendue
L’éveil, un effort
Le choix, une entrave
Le savoir, un leurre
Les écrits du passé, une illusion.

Entre terre et ciel
La vie est intarissable
Source d’un chaudron
Aux mille éclats, aux mille contrastes,
Reflux destructeur des étoiles.
Son élixir guérit du faux des mots,
Fait vomir l’infamie des masques.

Le Barde relève la tête et chante :

Vous, Êtres d’humanité,
Tant que votre cœur va battant,
Le souffle anime le velouté de votre existence.
Votre expérience est votre puissance.

Êtres de confiance
Nourrissez le feu de la joie
Qu’étincelle votre silence
Qui honore les étoiles et les Dieux.

Êtres de reliance
Que votre foi encense
La spirale du Grand Dessein
La paix du grand passage.

Incarnés qui oscillez
Entre essence et substance intimes
Délectez-vous de qui vous êtes,
Dans la clarté de vos nuits
Dans l’ombre de vos jours.

Au pied de vos racines
Juste vibrez
Et recevez
Maintenant.

Au pied des vieux arbres
Transformez l’Ancien
Libérez en vous l’esclave
Des scories du passé.

Ce jour où,
De torpeur en torpeur,
Vous saurez vous abandonner,
Vous ne pourrez plus vous égarer
Vous ne vous forcerez plus d’aimer.

Et devant Eux, vous ne pourrez plus nier
Près d’Elles, vous ne pourrez plus ignorer
Face à Vous, vous comprendrez.

Lors, à présent, écoutez.
L’avenir sans passé, accueillez.
Soyez chantres de votre beauté.

Maïwena tisse
Ogma sait.