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La mascarade des celto-druides

Il est pour certains Fils du Chêne
Des territoires d’inconfort
A ne point explorer.
Tel est le prix trompeur
De leur illusoire liberté :

C’est le Monde des Dieux,
Le Royaume des Déesses,
Celui qui appelle,
Et que peu écoutent avec clarté.

Les brèches passéistes

« Les brèches passéistes » Taliesin

Enclavés dans la brume du paraître,
Les chefs, baptisés par la grande tribu, crient :

Nous sommes racines pétrifiées du Passé.
Nous avons compris les symboles.
Nous maitrisons la table de bronze brisée.

Intégrées en nous sont les paroles du cheval de Gwyon.
Les mystères de la sainte croix sont en nous
Révélés comme à nos ancêtres,
Nous savons craindre les démons.

Nos chefs ont validé notre cursus.
Et plus que tout, notre gloire rayonne
Dans la mémoire fallacieuse d’un peuple mort.
Et nous en sommes fiers !

  Regardez-nous humains,
Nous, Peuple du Chêne,
Sommes fils d’hommes sourds et aveugles  :
Les divinités sont soumises à nos désirs
Car l’Incrée si unique et si puissant est avec nous !

Mais…
Où donc est maintenant dans notre vie cet oracle tant attendu,

Par nous, qui sommes reconnus sages parmi les sages ?

Voici qu’ils en pestent, les sages héroïques. Ils enragent !
Et, au plus sombre des sombres nadirs,
Là où leur ego se voit par les autres nourrir,
Voici la peur qui remonte pour agir
Source qui jamais ne sut se tarir…

Et l’un d’eux, homme vert, voit le bouleau flancher
Il frémit, puis dit aux autres :

Regardez, frères et soeurs, c’est un signe !
Laissons ces entités de l’Autre Monde où elles sont !

Car cet oracle glorieux que nous attendons tous
C’est l’autre de son voile qui nous l’a masqué,
C’est l’autre, étranger du cœur, qui nous l’a dérobé !
Vite, mes frères et sœurs, recouvrons-nous de Lumière du gui
Car, par elle, arrivera le miracle qui guérit.
Faisons le Bien !

Soyons Yin Yang,
Pratiquons le Reiki des Anges !

Awen !

Face à tant d’évidences princières
Tous clament Awen comme bénédicité.
Puis ils demeurent là, muets,
Tissant le flou en eux, jusqu’à le parfaire.

Impassibles demeurent ces savants ministres
Face au blanc bouleau
Qui définitivement s’effondre.
Tout à présent frileux, de l’arbre mort ils s’écartent
et dans l’indifférence s’éloignent :
Signe du retour à leur réalité.

Car, oui, sachez-le,
Vos celto-druides ont dans la vie de vraies obligations.
Ils doivent retourner chaque jour à leur profane métier,
A leurs occupations futiles et leurs torpeurs sereines.

Telle est la mascarade des celto-druides ici révélée.

Chaque jour cela est,
Mais de cela, bien peu est dit
Car les bardes sont sourds, aveugles et muets.

Car bien peu sont bardes, en réalité.

Cernunnos

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Une représentation très populaire de Cernunnos

En tant que prêtre serviteur de Cernunnos, je livre l’approche issue de mon expérience. Il s’agit d’un reflet qui ne dit pas tout, l’essentiel étant, selon la Tradition, transmis par l’oralité. L’écrit ici ne remplace pas l’expérience de chacun que je vous invite à vivre au sein des cercles sacrés, dans le cadre de cérémonies auprès des sacerdotes, avec leur soutien et leur accompagnement.

Cernunnos, Dieu de la Vie

Il me paraît pertinent de rappeler que cette divinité est le Dieu de la Vie dont il est le garant et non le Dieu « de la Nature » : le grand Cornu n’a pas la maîtrise du monde végétal, ni du monde minéral avec qui il collabore. Il s’inscrit dans le Panthéon de la Vie avec les Aînés Aesus et Airmid (le monde végétal) et la divinité liée aux champignons et, comme eux, il demeure très « sensible » aux cycles solaires et aux transformations liées aux saisons, d’où l’attribution au Grand Cornu par les Celtes de cornes de cerf notamment.

Considérations diverses et figées sur le Grand Cornu

Certains disent du Grand Cornu qu’il est une divinité uniquement gauloise s’appelant « Cernunnos ». Certains peuples ou ethnies de Gaule l’ont nommé ainsi à leur époque, ce qui en soi permet de savoir de nos jours de quelle divinité nous parlons en lien avec notre continent, mais cela n’en fait pas pour autant un dieu « gaulois » au sens strict puisque son culte est plus ancien que les Celtes, et encore moins un « Dieu Cerf ». Le Grand Cornu et sa prêtrise ne sont pas liés à un seul peuple et encore moins à une culture et une tradition uniques. Présent sur toute la planète, sous des formes diverses et des noms variés également, suivant les traditions qui résonnent dans les pagus et les continents, cette divinité est le garant du feu de la Vie, des forces génésiques et le protecteur (à un certain niveau) du monde animal, dont l’homme fait partie.
D’autres considèrent Cernunnos comme un dieu « total », qui rassemblerait de multiples aspects symboliques, universels et « cosmiques », et qu’il serait médiateur « entre le Ciel et la Terre ». Cela déploie l’idée que Kernunos1, par une souveraineté qu’il détiendrait, assumerait une suprématie sur tout, et de ce fait supplanterait les autres divinités et surtout les Aînés. Du point de vue de la Tradition et de mon expérience, cette position n’est pas tenable. Il faut apprendre à dépasser l’héritage figé, que l’on trouve notamment dans les livres, et savoir à mon sens dépasser les considérations symboliques, les interprétations intellectuelles et les fantasmes, chercher la relation avec la divinité et se laisser œuvrer par elle.
Enfin, certains l’inscrivent dans un « bithéisme » en l’associant à « LA Grande Déesse » 2 quand il ne devient pas un beau gosse body-buildé romantique avec des cornes sur la tête arpentant des bois aux fées – illustration fantasmatique qui pullule partout sur internet. Réduire le Grand Cornu à un homme séduisant, « cool et fun » embrassant sa belle, personnage fortement humanisé et virilisé, tout en occultant soigneusement l’animalité inhérente à Kernunos, est à mon sens réducteur, pour ne pas dire caricatural et entretient l’ignorance.
Kernunos est puissance instinctive et sexuelle et n’a pas à ma connaissance de déesse parèdre parmi toute celles qui œuvrent3. Et, sur le plan sacré, ce sont les prêtres et les prêtresses du Cornu qui signifient et rendent dynamique la polarité sexuelle qui se joue dans le monde vivant.

  1. Le Dieu n’a que faire de la façon dont est orthographié son nom. Je pourrais aussi l’écrire « Kernounos », qui est la version écrite de la façon dont il m’arrive de le nommer.
  2. À titre de druidisant sacerdote, il n’y a pas pour moi de « Grande Déesse » mais plusieurs Déesses.
  3.  Au nom de la Tradition, ma prêtrise ne peut également cautionner la représentation systématique  de couples de divinités et du syncrétisme divin, héritage du celtisme, tel que le couple Rigani avec Cernunnos mélangé avec Esus et Taranis par exemple.
Cernunnos-pretrise et prêtres

Emblème de la prêtrise de Kernunos

Avec Cernunnos, les instincts, les puissances sauvages, primaires et sexuelles sont à l’œuvre

Relié au chaudron du bas, Kernunos est esprit brut et sauvage qui déploie et libère en les êtres animés les puissances sexuelles, les forces de fécondation et de fertilité et surtout les instincts. Ensemenceur, il représente ainsi l’état de nature dans son aspect le plus libre, affranchi de l’état de culture. Il est l’initiateur sexuel des hommes et des femmes par le serpent, et son animalité invite le païen à s’affranchir des normes et à écouter ses instincts.
Avec le Cornu, il ne s’agit pas de « dépasser » notre dimension d’être instinctif et sauvage, ni de refouler les forces primales et les peurs en soi, mais de pleinement accueillir ces dernières, d’en jouir, apprendre à les connaître par l’expérience du corps, en considérant qu’elles font partie de notre état de nature.
L’être humain est un animal et doit l’accepter avec courage, non ranger cet état de fait sagement derrière une triplicité et une vision intellectuelle et rassurante de Kernunos.

cernunnos

Cernunnos et l’Autre-Monde

Par les cornes, le Géant aux animaux est connecté à l’Autre-Monde (nommé Sidh selon les textes irlandais) dont il traverse les strates. Il protège des lieux spécifiques interfacés au Sidh. Il est anima (dans le sens premier et non sens jungien) qui toujours circule entre l’Autre-Monde et notre monde. Cernunnos est un arpenteur des mondes, un marcheur du monde sauvage qui n’œuvre pas systématiquement dans les forêts. Toujours il se déplace, nomade entre les mondes. En aucun cas il n’est le Gardien de l’Autre-Monde comme je l’ai vu trop souvent écrit, cette fonction étant réservée à l’Aîné Sucellos. Il demeure encore moins un Dieu en lien avec la Mort, domaine entre autre réservé à l’Aînée Ahès. Le Dieu Cornu, qui défend la Vie, ne lutte pas contre la Mort – ceci serait une aberration au regard des lois naturelles et de la Coutume, car Vie et Mort sont intrinsèquement liés en fin de compte, créant la dynamique fondamentale du Vivant et du Mort. Mais Cernunnos se situe dans un principe créateur de Vie et de potentiel. Il porte concentré en lui la flamme de la Vie qu’il déploie dans la reproduction de tous les animaux.

Un hymne dédié à Cernunnos

cernunnos torque
Depuis les premiers cris,
Depuis l’Aube des Temps,
Par delà l’ombre épaisse de la nuit,
Par delà l’éclat vibrionnant du jour,
En puissance, tu veilles et demeures,
Grondant et altier, père protecteur.

Tant de fois, depuis ton avènement, la Roue a tourné
Tant de fois, dans tes grottes profondes, les eaux ont coulé
Tant de fois, sous tes pas d’instinct, la terre a vibré
Tant de fois, en ton nom, des mystères se sont révélés.

Et les hommes d’autrefois, dans la brume, se sont pour toi dressés
Et les femmes d’hier, sous un dôme d’étoiles, ont pour toi dansé.

Dès les premiers frémissements du monde
Toute union des êtres par toi est devenue féconde.

Dieu sauvage, qui sonde la nuit
A présent, je te chante.
Je te chante, dans les bois ancien.
Je te chante, au gré du vent qui inspire.
Je te chante, sur les hauteurs sacrées de mon pays.
Je te chante à la face du monde
Et réaffirme le lien qui m’unit à Toi,
le Pourfendeur des brumes
Celui qui ouvre nos sommets
Toi, le Porteur de la flamme de vie
Maîtres des bêtes et des serpents,
Toi, Grand Purificateur
Celui qui pétrit l’humus créateur
Et arpente nos rêves de sacrificateurs.

Le trône noir de Cernunnos, le Géant aux animaux

Le trône noir du Géant aux animaux

Par le Cerf qui fend la forêt
Par le torque et le serpent !
Ventre de la Mère !
Tertre sacré !
Force vitale !
Racines obscures !
Que monte la sève d’or !

Je te chante, Seigneur écorché !
Je te nomme, Dieu fertile !
Ô Cernunnos !
Grand Cornu !
Régent de l’Autre Royaume !

Dans le juste équilibre qui relie le tout
Que ta puissance purifie la Terre de toute souillure,
Et rallume en nous le feu de la Vie.
Que ton esprit sauvage pénètre ce cercle,
Enveloppe ce cercle,
Protège ce cercle.

Que ton esprit libre, nourri par l’instinct sans âge,
Réveille en ces lieux la Vouivre suprême !

embleme-taliesin

Taliesin

Pertinence du site :

  • cernunnos (1)

Honorer le Panthéon de la Terre selon la Tradition

Roche sur le Roc'h Trevezel.

Roche sur le Roc’h Trevezel.

Chercher dans la Terre, dans la roche et sa pluralité de formes et de composition, des réponses, des soins, une certaine forme de magie, qui comblent le manque de courage à cheminer, à se transformer, à faire le choix de la guérison, à faire ce qui est juste en sa vie.
Remercier la Terre le temps d’une cérémonie, puis l’oublier, tout affairé à la vie profane, sans mesurer combien ce sont les nombreuses divinités rattachées à cette Terre qu’il est juste d’honorer en priorité, et avec qui entrer en relation.
Utiliser la roche et projeter une intention sur elle, l’utiliser comme un objet, en osant croire que cela est dû, par pure paresse d’un vrai travail vers l’Être et peur d’écouter les dieux.
Projeter dans la Terre des fantasmes d’hommes et de femmes frustrés et inertes, coincés dans le piège des paraîtres qu’impose illusoirement la culture humaine.

Tout cela est-il juste ?

roche-texture-détail
En tant que païens, nous avons à mon sens à œuvrer et communier avec les pierres et la roche de nos pagus dans le sens de la Tradition, au lieu d’aller courir trouver une pierre venue de Madagascar pour expérimenter et se convaincre de ce que disent les dictionnaires de lithothérapie.
Nous avons également à considérer en conscience la matière rocheuse et le monde des pierres non pas comme un univers aberrant d’êtres vivants en souffrance, mais comme des éléments du plan terrestre qui mutent en silence sous l’emprise du brumeux Ogmios, en relation avec le monde des divinités du panthéon de la Terre.
Même si la Terre, en tant que réceptacle et centre-nuit d’où jaillit la Vie, recueille la mort, brasse l’humus et contient de la vie qui grouille et parce que tout est effectivement en relation sur notre plan terrestre, roches et pierres ne sont pas en effet en lien direct avec les divinités liées à la Vie et au monde sensible des plantes et des animaux. Celles-ci sont fragments des déités qui ont à nous transmettre la Tradition en lien avec la Terre et à nous enseigner le sens juste de la relation avec le monde minéral. Et, à ce titre, elles doivent recevoir le même respect que nous devons avoir pour les êtres vivants des règnes végétal et animal.

Au cœur de la Tradition druidique : l’Awen

awen et tribannÉvoquer l’Awen

L’Awen résonne comme le souffle du vent sur les hauteurs du Tertre. Il/elle réveille en moi le feu sacré de ma créativité que j’honore au solstice d’été. Il/elle est aussi fascinant que la brume qui vient de la baie d’Ys et s’étire sur les plaines de mon bro : force insaisissable et totale qui submerge et remplit mon espace intime.

De l’usage du mot « Awen »

Je suis toujours mal à l’aise avec les personnes qui utilisent le mot « Awen » pour ponctuer la fin de leur discours, comme ils emploieraient le mot hébreux « Amen » en fin de prière. L’Awen n’a rien de liturgique et n’est pas un mot qui sert selon moi à valider un discours. La question en ce cas est : « Cela est-il juste au nom de la Tradition ? Quel le sens et la cohérence de cet usage au regard d’une telle puissance ? »

La force inspiratrice de l’Awen

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : l’Awen est puissance d’inspiration qui traverse l’homme et les Dieux. Il/elle est souffle d’en haut, comme il/elle est aussi souffle d’en bas, remontant parfois des profondeurs : il/elle est ombre et lumière, juste polarité de la Tradition qui tend vers la dynamique. On devrait ainsi toujours représenter le symbole des trois rayons dans ses deux aspects.
L’Awen est un choc vibratoire qui, dans son principe de lumière, frappe et glace le front et réveille les trois chaudrons de l’Être; et dans son principe d’ombre, il/elle crée une sorte de chaos intérieur qui fait entrer le corps en résonance. La personne, touchée par l’Awen, est alors telle une corde pincée très fort qui peut vibrer jusqu’à entrer en transe bardique. Par le seul fait de la transe due à l’Awen, la personne est ainsi reconnue barde et investie de cette fonction sacerdotale par les divinités.

pierres de l'awen du bardeAvec l’Awen, « rien ne va plus »

Le barde, réceptacle d’une puissance qui le dépasse, devient un awenydd, religieux chantre inspiré qui exprime, recrée, réactualise, change la Tradition, en bouleverse les acquis et le conservatisme entretenu jusqu’alors par les bardes, tout cela par la seule action de l’Awen. En réalité, il/elle fonde et a toujours fondé la Tradition qu’il/elle rend vivante, comme le font également les Divinités.
Et l’Awen de se chanter en rituel, en cascade : instant pur d’éclat et d’ouverture des cœurs (Aaaooou-) et d’ancrage au final (-eeeennnn). À l’image d’une source jaillissante, il/elle devrait se chanter en réalité avec modération, c’est-à-dire une seule fois, au début de la cérémonie religieuse et non à la fin, car c’est une façon de faire venir l’inspiration sur le rituel. Par ailleurs, appeler l’Awen par le chant, c’est accepter d’ouvrir un robinet prêt à déverser cette force implacable, c’est prendre la responsabilité que l’Awen se manifeste en quelqu’un à chaque fois qu’il/elle est chanté, ce qui peut venir transformer l’ordre des choses, dans la cérémonie.

Ainsi, l’Awen n’est pas d’essence divine mais une puissance sacrée, transcendante, à respecter comme telle et à ne pas sous-estimer.

Collège des Bardes - Ordre Druidique

Emblème du Collège des Bardes de l’Ordre Druidique de Dahut

Alliance et honneur au panthéon de la Terre

cheval-blanc-peinture-pierreEn tant que barde sur le chemin, en résonance avec mon état de nature et la druidité, plus je contemple la terre, les formes qu’elle revêt, plus je la touche et en savoure la texture, et plus je sens en moi un chant sourd et ancien, venu du bas, qui remonte des profondeurs et me pousse à vénérer les divinités de la Terre comme j’honore les divinités du monde végétal (Aesus, Airmid) et du monde animal, dont fait partie l’Homme, (Cernunnos).

Alors il m’arrive de peindre sur les pierres pour remercier le panthéon de la Terre et marquer mon respect. Au début, je recouvrais entièrement les pierres, que je peignais pour des raisons égoïstes de créateur qui voulait du confort.
Et plus j’ai avancé sur le chemin, et plus progressivement j’ai laissé la matière roche s’exprimer. J’essaie maintenant de trouver un équilibre entre culture et nature, et de ne plus recouvrir complètement la pierre qui parle.

Je la laisse malgré tout exprimer ce qu’elle est.
Au final, l’alliance créatrice de la pierre avec moi rend la pierre sensible aux yeux des hommes.
Le message passe, peut-être…

serpent-entrelac-celtique-pierre-peinte

Peindre un galet et en déguster la courbe par le toucher, c’est percevoir la beauté de l’eau qui a façonné la pierre. C’est honorer le temps et l’écoulement de l’eau vive, rendre honneur à Ogmios et aux divinités des eaux qui ont façonné ensemble le monde minéral, et ainsi remercier l’alliance des puissances du Panthéon de la Terre qui ont fait leur œuvre.