Archives de catégorie : Inspirations de l’instant sacré

Puissance de Beltaine et feux de vie

Menez HomBeltaine.

L’été s’annonce… dans nos terres, en nos corps, en nos cœurs.
Sur le continent ancien, au bout du monde, des clairières druidiques allument leurs feux et célèbrent l’union sacrée. Et dans mes rêves de barde, dans mes songes de prêtre, les montagnes de mon pagus voient jaillir en leur sommet un feu géant de gloire. Le Menez Hom sous l’égide de la douce Brigindo et le Menez Lokorn protégé par le grand Cernunnos deviennent Monts de lumière, se répondent et se lient face à l’Océan qui danse dans la Baie d’Ys !

Beltane.

La Roue tourne, encore et toujours.
Autour de nous le monde souffre avec tracas et fracas, se perd dans un bavardage incessant qui épuise l’esprit, empêchant l’écoute sacrée. La Nature, notre grand miroir, pleinement régénérée à Beltaine, palpite et croît sans se plaindre. Le feu de la sexualité retrouve son énergie primordiale. La Nature… C’est elle qui nous enseigne le vrai silence propice à l’écoute de nous-mêmes, à l’union de nos polarités. C’est à travers elle que les Déités nous voient tels que nous sommes.

Dagdia.

La terre se réchauffe et caresse amoureusement le ciel.
Un vent plane sur les vallées, les forêts et les sommets ; c’est le souffle d’Airmid qui guide l’abeille, fait danser les fleurs, envoler leurs graines et fait chanter les ramures des arbres pour nous inspirer, nous, arpenteurs de notre Tradition.

IMG_20141009_183822Le sanglier solitaire gratte, renifle, souffle au pied du grand chêne. Il contacte ses racines et goute à l’humus noir de la Terre qui exhale une odeur turgescente de vie et de mort mêlée, une fraîcheur enivrante de pluie, une douceur d’insectes qui grouillent. En lui, un feu qui jamais ne s’est tari, s’amplifie et lui donne la force de se redresser, de reprendre sa course sauvage et de percer les bois sacrés de nos mondes…

C’est l’appel de la Vie.

Par l’Awen et l’eau de Brigia

imbolc-eausacree-lustration
Dour court,
Le long de la colline
Dour court,
Limpide et cristalline
Dour court,
Caresse l’échine des pierres
Dour court,
Coule le long des fils de lierre
Dour court,
Purifie corps et âmes d’hier…

Et Brigantia la douce
En ce matin, bénit
La rosée d’Imbolc sur la mousse.

Et l’onde de la source frémit,
Mon coeur lustré devient fontaine.
Bringind’eau
m’enveloppe, me saisit.
Et par l’eau
Se répandent heurts et peines.

Jaillit alors en moi l’eau souveraine
Qui chante en moi la vie
Fait briller en moi la nuit.

Jaillit en moi la mélopée du temps
La douce joie d’être vivant,
De vibrer aux sources du printemps.