Archives mensuelles : août 2018

lyre

Lyre dans le vent

La lyre est l’instrument de reliance du barde. Sa vibration est celle du cœur. Inspiration d’amour pour cet instrument.

lyre
Cordes, cordes, cordes
Vibrent au gré du vent !
Clame, clame, clame
Ma voix au gré du chant.

Que souffle l’Awen
Sur mes doigts doucement !
Et que chante Lurenn 1,
Avel 2 près d’elle tourbillonant !

Au son de la lyre
Le chantre devient puissant
Dans l’être,
Au cœur évanescent
L’inspiration va jaillissant !

lyre1. Lurenn : « Lyre » en breton.
2. Avel : « Vent » en breton

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Du côté des luthiers français :

Les Lyres de l’Atelier Skald
Les Lyres de Margotton
Les Lyres de Tri Nox Samoni

Les lyres que vous voyez sur les photos ont été fabriquées par l’Atelier Skald et Julian Cuvilliez. Ce dernier donne des cours de lyre en Côte d’Armor, mais aussi sur Locronan où je réside.
Les cours, auxquels j’ai déjà participé l’année dernière, reprennent en octobre prochain. Il reste des places à Locronan. Si vous êtes intéressés pour faire partie des « Lurennoù Lokorn », vous pouvez me contacter et je ferai suivre.

vertige

Vertige de Beauté

Vertige vers l’horizon. Émergence de beauté.

vertige
La mer impose gloire et puissance de la déesse Océane. Elle nous rappelle l’enjeu de forces divines qui nous dépassent en ce micro-monde qui s’agite et qui vibre de vie, de mort, de joie, de peur, d’inconscience et de déraison.

Allons plus haut que cette étendue fracassée par l’onde pluvieuse, qui se dessine au loin et s’impose. Levons encore les yeux.

vertigeSaisissement inouï de l’Être. Reflet de notre propre immensité.

Se déploient les nuages, une densité inatteignable où agissent le cumul tumultueux des cieux, le rayonnement de Belenos en sa grandeur, le chant d’Ael venu des profondeurs d’Ys… L’abîme du Temps se découvre dans la vérité d’une lumière qui caresse l’ombre et qui touche au cœur, dans le grandiose, dans la beauté, fille de la splendeur. Et, dans la reliance, on sent la présence de forces entrelacées de grâce sonder l’espace nébuleux du ciel.

Nous, mortels égocentriques, en bataille pour trouver notre place sur ce bout de rocher, d’eau et d’atmosphère perdu dans l’infini du cosmos, sentons notre Être en ces instants saisi, notre espace intérieur se retourner face à cet océan céleste d’humilité.

Honorons les Divinités pour cela, pour cette vérité qui nous accorde avec nous-mêmes, avec l’univers qui se déploie au-delà, au regard du Grand Dessein.