Archives mensuelles : janvier 2015

Par l’Awen et l’eau de Brigia

imbolc-eausacree-lustration
Dour court,
Le long de la colline
Dour court,
Limpide et cristalline
Dour court,
Caresse l’échine des pierres
Dour court,
Coule le long des fils de lierre
Dour court,
Purifie corps et âmes d’hier…

Et Brigantia la douce
En ce matin, bénit
La rosée d’Imbolc sur la mousse.

Et l’onde de la source frémit,
Mon coeur lustré devient fontaine.
Bringind’eau
m’enveloppe, me saisit.
Et par l’eau
Se répandent heurts et peines.

Jaillit alors en moi l’eau souveraine
Qui chante en moi la vie
Fait briller en moi la nuit.

Jaillit en moi la mélopée du temps
La douce joie d’être vivant,
De vibrer aux sources du printemps.

Le Cornu devant le Tertre

Le Cornu accroupi devant le TertreLe Cornu, dit aussi Cernunnos chez les Gaulois, est assis devant l’entrée d’un Tertre menant vers un inter-monde. Il tient le serpent. Vision certes limitée de la divinité mais cependant vraie en terme de retour d’expérience de prêtre.

La tendance pour beaucoup de druidisants est de se complaire dans un symbolisme facile. Et ce Dieu suscite tous les fantasmes chez eux. Je constate trop souvent l’amalgame réducteur entre le Cornu et l’image du cerf. Certes, les bois du cerf lui sont parfois associé, du fait de l’image si populaire du Chaudron de Gundestrup. Pour autant un cerf n’est pas Cernunnos, et ce n’est pas parce que les cerfs sont en rut à l’équinoxe d’automne qu’il faut honorer cette divinité à cette période. Cette divinité est beaucoup plus complexe que cela et recoupe tout le règne animal.

Cf. mon article sur Cernunnos.

Les bastions de la peur et de l’ignorance

IMG_20140829_150347Nous sommes créateurs de nos peurs :

Nous traçons, aveugles, des sillons d’angoisses, de culpabilités et de colères sur le sable de la dysharmonie et nous nous éloignons chaque fois de notre Être. Nous réagissons plutôt que demeurons dans l’Agir. Nous sommes conditionnés à croire que nous subissons inexorablement les événements du monde terrestre sans prendre en compte la réalité des Dieux.

Nous sommes en réalité sous l’emprise de ce qui n’est pas nous. Nous alimentons ce que nous redoutons. Ainsi se manifestent l’égarement et la fuite : colère et vengeance, peur de perdre ce qui est illusoirement acquis, enfermement dans une identité du passé, exaltation de l’ego qui transfère le courage où il n’a pas lieu d’être, mensonges faits à nous-mêmes face à la nécessité de notre Être qui cherche parfois à s’exprimer, et parfois fuite devant nos engagements spirituels, refus de se laisser traverser par le divin ou de se laisser œuvrer en lâchant prise…

C’est à penser que le courage d’atteindre sa sérénité intérieure est un long périple fait de fourvoiements et d’emprisonnements temporaires ou parfois définitifs… C’est à se demander si un jour l’homme, rendu à son libre arbitre comme l’ont désiré les Dieux, saura se détacher du monde extérieur et ne plus se laisser posséder par ses culpabilités, ses peurs viscérales comme celles de la sexualité et de la mort.

Et pourtant, il ne suffit que d’une seule vague de lucidité, de confiance et de claire vision de ce qui est, pour que soient balayées les traces de ces troubles sur le sable.

La mise à mort des normes et du conditionnement :

Avant même de changer le monde et la matière, nous devons nous mettre en action, en révolution intérieure et regarder le grand mensonge que nous cultivons en nous-mêmes. Ne devrions-nous pas plutôt apprendre à nous arrêter de courir, de vouloir tout saisir, et écouter ce qui vibre avec justesse en nous dans le silence ? Ne devrions-nous pas apprendre à nous réconcilier avec nous-mêmes d’abord, avant de chercher à réconcilier les opposés à l’extérieur de nous ? Qu’en est-il de cultiver notre feu de vie, notre créativité et non la disharmonie qui ne fait pas partie de notre nature fondamentale ?

Soyez confiants, amis proches et lointains, malgré les tumultes, la violence et les tapages médiatiques qui viennent vous envahir. En réalité, cette invasion n’existe pas. C’est vous qui la créez.

Ne vous noyez pas dans les flots de vos émotions issues de vos peurs et de votre ignorance. Apprenez à travailler sur votre Être. Votre liberté règnera en beauté dès lors que vous pourrez, avec douceur et compréhension, avec courage et justesse, vous affranchir de vos normes et conditionnements.

Regardez-vous, explorez-vous, découvrez qui vous êtes et rayonnez. Là est votre œuvre.

Bravo pour tout votre chemin déjà parcouru.