Douceur de Brigantia

Ô toi douce Brigantia qui anime mon cœur et submerge mon front de ta lumière étoilée, que me délivres-tu ?
Clameur de Brigantia

Clameur de Brigantia

Je vois
Le scintillement dans vos yeux
Qui cherchent à comprendre
J’entends
La vérité du silence qui vous inspire
J’accueille
La stupeur de votre intimité foudroyée par la Foi
Je caresse
Votre visage d’enfant perdu
Et vous chante,
Et vous clame :

Êtres égarés,
Osez.
Vous Êtes
Puissance Créatrice
Potentiel d’or et d’argent
Qui se déploie sous mon vaste manteau de tendresse.
Vous êtes
Énergies de vie et de mort
Somme de courage et de bienveillance.

Brigantia face au barde

Photo de David Toussart, soumise à droit d’auteur.

Et Nous,
Sommes
Chemin des chemins
Immensité et pluralité.
Nous œuvrons
Ici et maintenant.
Nul peuple nous appartient.

Et Nous,
Sommes
Grandeurs du Grand Dessein,
Sommes
Toutes ces forces émouvant l’univers,
Que l’on donne à voir, à vibrer,
À vous éblouir.

Sans contrôle, il ne reste plus qu’à vous relier.
Sans attente, il ne reste plus qu’à vous retrouver.
Sans peur, il ne reste plus qu’à écouter.
Sans savoir, demeurez nus.
Mais naissez à vous-mêmes à nos cotés
À chaque instant qu’il vous reste à vivre.

Êtres retrouvés,
Vous êtes
Conscience Créatrice
Potentiel créateur de votre vie.
Angoissés d’eau
Souverains de feu,
Vous êtes
Énergies transformatrices
Multiples d’ombres et de lumières.

Ce jour où…

Ce jour où la lumière est un dard qui aveugle le Barde et où l’ombre cingle l’esprit depuis ses racines… Jour d’abandon. Jour de reliance. Jour de l’œuvre.Clameur dans les bois

Tête ardente, pupilles calcinées, braises du Présent,
Face aux feux du soleil, l’Exalté clame fort :

Chaudron fiévreux du narcisse
Six aveugles ivres à l’Être délité
Itératives paroles, ferveurs d’autrefois
Foi de marbre sur champs arides
Rides du jeune à la fougue crispée
Péremptoire savant de fiel sur l’enclave stoïque
Hic et nunc,
Rien que le rien, déshérence,
Maigre saveur d’itinérance.

Le Barde entre en torpeur
Et clame encore :

Toujours le Chêne berce
Et Mère indique la Porte.
Mais où que l’on entre,
Errance menace
Où que l’on sorte,
Brume tenace.

jour du sanglier

Le Barde s‘éveille, voit la terre, puis clame alors :

Les sangliers des ondes FM
M’ont sous les chênes égaré.

En vérité,
Le chemin est courage
La voie, une oreille tendue
L’éveil, un effort
Le choix, une entrave
Le savoir, un leurre
Les écrits du passé, une illusion.

Entre terre et ciel
La vie est intarissable
Source d’un chaudron
Aux mille éclats, aux mille contrastes,
Reflux destructeur des étoiles.
Son élixir guérit du faux des mots,
Fait vomir l’infamie des masques.

Le Barde relève la tête et chante :

Vous, Êtres d’humanité,
Tant que votre cœur va battant,
Le souffle anime le velouté de votre existence.
Votre expérience est votre puissance.

Êtres de confiance
Nourrissez le feu de la joie
Qu’étincelle votre silence
Qui honore les étoiles et les Dieux.

Êtres de reliance
Que votre foi encense
La spirale du Grand Dessein
La paix du grand passage.

Incarnés qui oscillez
Entre essence et substance intimes
Délectez-vous de qui vous êtes,
Dans la clarté de vos nuits
Dans l’ombre de vos jours.

Au pied de vos racines
Juste vibrez
Et recevez
Maintenant.

Au pied des vieux arbres
Transformez l’Ancien
Libérez en vous l’esclave
Des scories du passé.

Ce jour où,
De torpeur en torpeur,
Vous saurez vous abandonner,
Vous ne pourrez plus vous égarer
Vous ne vous forcerez plus d’aimer.

Et devant Eux, vous ne pourrez plus nier
Près d’Elles, vous ne pourrez plus ignorer
Face à Vous, vous comprendrez.

Lors, à présent, écoutez.
L’avenir sans passé, accueillez.
Soyez chantres de votre beauté.

Maïwena tisse
Ogma sait.

Message de fin d’hiver

Les mots, le sens, le chemin. Un message reçu sous les Chênes à quelques jours de l’entrée en saison claire.clameur du barde

Le cheminant : Inlassablement, les sourds vivent à crédit. Ils recherchent l’extase de la sensation magique, rendent culte aux légendes, glorifient la Geste du Monde Ancien et le culte du sang, réclament protection et reconnaissance divines. Mais voilà qu’ils n’obtiennent que des résidus de croyances, de superstitions, des masques de velours passéistes, des vérités en trompe-l’œil. Plus rien n’existe que la souffrance d’une lumière qui s’acharne à s’incarner dans le coma suranné du monde blanc.
Alors, quand les spéculations des érudits enchaînés aux livres et à leurs têtes obstruent toute voie de reliance et de foi, quand les mythes se théâtralisent sans conviction dans un cercle de pâquerettes entrelacées, le symbole est érigé comme un dieu unique, dressé tel un phare dans une nuit sans étoiles. Les pantins du fantasme mettent alors l’esprit en orbite pathostationnaire.
Voici qu’ils piétinent l’harmonie de ce qui doit œuvrer, ces déshérités au nombril d’or, mais se meuvent, agités, héritant d’une divine indifférence !

Que ne voient-ils pas qu’ils écrasent sans cesse la fleur qu’ils souhaitent eux-mêmes voir épanouir ?


Le Dadga : Leur vaine immersion dans les racines d’Autrefois signe l’angoisse qui étrangle de n’être pas, de n’être plus, de renaître jamais. Et leur pas les mènent avec envie à vénérer une Nature magnétisée. Mais pourquoi auraient-ils à se vénérer eux-mêmes ? Car, dans leur libre arbitre, ils ne savent point qui ils sont. Leurs turpitudes magiques sonnent chaque jour leur dévoration. Beaucoup se sont retournés ; d’autres encore se retourneront, peu voient ou verront ce qui s’annonce sur leur chemin, ni ne planteront les graines de demain.

Alors, barde exalté, toujours cheminant,
Puisses-tu faire silence et voir ce qui te ronge encore.
Et va, vogue toujours à travers le cosmos de l’Être.
Dans ton clair, comme dans ton obscur,
Rayonne de ce qui te fait mouvoir en ce monde.

Porte mon sourire rayonnant,
Délivre la flamboyance de ton cœur.

Sois chant de vie, ode sereine.
Sois cette pulsion de joie qui nourrit l’autre.

Que chuchote en toi l’Autre Monde.
Que tes yeux soient constellés de bienveillance.
Que ta parole porte la compréhension.
Je suis à tes côtés.
Rayonne en silence de ton unicité,
Reflet de ton immensité.

 

Une roue solaire pour le Solstice d’été

Une roue solaire accrochée à un mât

En Neved a été célébré le Solstice d’été de la Roue 3. À l’occasion de cette fête solaire, j’ai fabriqué un mât pour y disposer une couronne à décorer au cœur du rituel qui a fait office de roue solaire.

Mât et roue solaire.

Photo : Aurélie Scouarnec (tous droits réservés).

Le mât, peint avec des couleurs que l’on peut associer psychiquement au feu, a été fabriqué à partir d’un tronc de chêne au bout duquel fut planté une tête de Belenos récupérée d’un ancien bâton décoré et qui était laissé de côté. Une couronne fabriquée à partir de buchettes a été accrochée via des fils et décorée avec une cordelette aux couleurs de Neved, dont l’expression du feu est majeure dans ce pagus. Il fut planté dans la clairière où eu lieu la cérémonie. Et tous les participants ont été invités, en la présence de Belenos qu’ils sont venus honorer, à accrocher un ruban sur la couronne.

roue solaire décoration

Photo : Aurélie Scouarnec (tous droits réservés)

Une roue solaire décorée de rubans chaleureux

Puis le mât à été sorti du cercle sacré pour être ramené dans le monde des hommes et planté sur les lieux des festivités profanes de ce Solstice d’été qui fut mémorable.

roue solaire Belenos mât

 

Chant bardique en l’honneur de Belenos

Voici un chant bardique que j’ai écrit et composé en l’honneur de l’Ainé Belenos. Il a été chanté pour la première fois lors de la cérémonie druidique du solstice d’été de la Roue 3. Il est fait pour être principalement chanté par un groupe de bardes hommes qui font vibrer le nom de « Belenos » comme un bourdon, et un barde ténor qui chante les couplets et les refrains.

J’espère pouvoir faire un enregistrement un jour. La mélodie sera peut-être à retravailler avec un pro. Je verrai bien.

chant bardique Belenos

Symbole de Belenos

Le chant bardique :

Tous :
Ô… (x3)
Be… le… noooos… (x3)

Croisé :
Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

A présent, le groupe chante « Be… le… noooos » en arrière plan
pendant tout le reste du chant et le ténor chante ce qui suit :

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Feu du Solstice d’été
Belenos célébré

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Terre de Neved foncée
Souv’nirs des charbonniers

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Étincelle allumée
Branches de chêne enflammées

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Hommes et femmes rassemblés
Près du feu effréné

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Dans le vent danse foyer
Tourbillonne la fumée

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Flammes du feu enjambées
Joie de l’Être révélée

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Visages illuminés
Esprit corps embrasés

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Flammes de vie, vérité
Feu des hommes glorifié !

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Ce chant bardique est soumis à droit d’auteur. Merci de respecter cela.