Chant bardique en l’honneur de Belenos

Voici un chant bardique que j’ai écrit et composé en l’honneur de l’Ainé Belenos. Il a été chanté pour la première fois lors de la cérémonie druidique du solstice d’été de la Roue 3. Il est fait pour être principalement chanté par un groupe de bardes hommes qui font vibrer le nom de « Belenos » comme un bourdon, et un barde ténor qui chante les couplets et les refrains.

J’espère pouvoir faire un enregistrement un jour. La mélodie sera peut-être à retravailler avec un pro. Je verrai bien.

chant bardique Belenos

Symbole de Belenos

Le chant bardique :

Tous :
Ô… (x3)
Be… le… noooos… (x3)

Croisé :
Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

Ô… (le ténor)
Be… le… noooos… (le groupe)

A présent, le groupe chante « Be… le… noooos » en arrière plan
pendant tout le reste du chant et le ténor chante ce qui suit :

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Feu du Solstice d’été
Belenos célébré

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Terre de Neved foncée
Souv’nirs des charbonniers

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Étincelle allumée
Branches de chêne enflammées

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Hommes et femmes rassemblés
Près du feu effréné

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Dans le vent danse foyer
Tourbillonne la fumée

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Flammes du feu enjambées
Joie de l’Être révélée

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Visages illuminés
Esprit corps embrasés

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Flammes de vie, vérité
Feu des hommes glorifié !

Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !
Ô soleil, ô soleil, ô soleil !

Ce chant bardique est soumis à droit d’auteur. Merci de respecter cela.

Dagda

Dagda : divinité par le Chêne, patron des Druides

Dagda - Dago Devos - Emblème

Emblème du Dagda

Jeune Dieu très proche des hommes, Dagda est une divinité qui enseigne aux Druides, qui lui sont dévoués. C’est d’ailleurs Dagda qui valide le cheminement du Druide et l’initie, après de très nombreuses années de façonnage intérieur et d’écoute, et cela un jour de Dagdia, fête de l’Incarnation.

La notion de vision claire qui accorde la compréhension juste s’incarne dans l’Œil du Dagda, qui ouvre sur le monde un regard optimiste et bienveillant. Par ailleurs, l’association de cette divinité avec le Chêne a amené la tradition de culture dite « celtique » à représenter symboliquement le Druide comme un sanglier. Le Dagda est ainsi tel le chêne maître ancien et tortueux, qui répand ses fruits pour nourrir le monde, cette glandée de la connaissance qui a vocation à croître en chacun de nous.

Dagda et son serviteur : le Druide

Dagda est une divinité particulièrement optimiste qui encourage les Druides à porter un regard bienveillant sur l’univers, à cultiver la confiance en l’humain et surtout la compréhension profonde de toutes ses imperfections.
Le savoir est accessible à tous. Cependant pour que celui-ci devienne co-naissance, le Druide chemine en sagesse en connexion avec l’esprit et surtout le cœur : en conscience, avec cohérence et courage, nourri de foi et de respect de tout ce qui vit.
Cela suppose une profonde remise en question de ce qui est acquis et certain en lui : œuvre intérieure d’acceptation du changement. C’est au Druide d’exercer son juste regard et de faire le tri entre une connaissance vivante au service des hommes et des divinités et un savoir pour le savoir, une érudition déconnectée de l’expérience de la reliance, un faire vidé d’Être et de sens.Dagda - feuille de chêneCela passe également par la mise en retrait des forces de l’ego, par une phase profonde d’écoute et de silence en soi, et par la pratique quotidienne de la non-pensée. Telles sont quelques-uns des exercices qui jalonnent le chemin du druide pour qu’émerge la « haute » pensée : celle qui est en accord avec soi et l’autre, harmonieuse et empathique, loin de toute tempête et tout désir d’emprise et de contrôle.

La parole de transmission du Druide se veut alors lumière, chasseresse de l’ignorance qui touche droit au cœur. Ce qui gouverne la droiture et la constance du Druide, c’est le respect de tous les êtres et la bienveillance. Fondamentalement, celle-ci n’a aucun lien avec l’aspect moral du bien et du mal. Elle n’est pas non plus compassion, ni Amour (car celui-ci ne saurait être issu d’une intention). La bienveillance est une posture intérieure naturelle qui émane de l’Être pour que la relation entre les êtres puisse s’épanouir harmonieusement et que la communication subsiste même en cas de conflit.

Les missions du Druide

Le Druide n’est pas un leader gestionnaire de groupes humains. Il n’a pas non plus autorité pour œuvrer comme un ovate au cœur des cérémonies, il ne procède pas en effet aux invocations et à la rituélie.
Le Druide est un sacerdote qui sert le Dagda en lui rendant culte et en transmettant ses paroles.

Il est un passeur de sens qui voit, qui connaît les vérités théologiques et sait les transmettre dans la nuance, avec adresse et subtilité. Il révèle aux personnes profanes certaines clefs des mystères sacrés qui se manifestent lors des cérémonies.
Il est pont entre le sensible et l’intelligible. Il engendre le sens, en vertu des cordes vibrantes de son cœur et de la clarté de son esprit.

Il accompagne et soutient spirituellement hommes et femmes qui souhaitent arpenter les chemins de l’Être.
Ainsi le Druide enseigne avec lucidité, il est le pédagogue qui accompagne la maturation de l’esprit et l’autonomie de l’Être, qui n’a de cesse de tirer chacun vers le meilleur de lui-même.
Il est le philosophe qui invite à penser par soi-même, le chercheur qui vulgarise avec sensibilité et intelligence. Il est celui qui crée le lien entre le Logos et le monde des Dieux et des Déesses, entre science et religion.

Il est en conséquence le farouche ennemi de l’ignorance, mère de la superstition, du mensonge et de la médiocrité.

Le regard et le sourire d’une personne reconnue Druide par le Dagda en disent long sur sa posture intérieure. Son Être qui rayonne, son honnêteté exemplaire sont les reflets de la lumière du Dagda qui transparaît à travers lui.

Le Chêne - Dagda

Résonance du barde dans l’instant

Résonance du barde en forêt
Le chant de ma terre fait écho aux battements de mon cœur. J’arpente les crêtes et chemins de mon bro, selon ce rythme tout à moi et respire la fragrance de l’humus sur le Tertre. Le Cornu, implacable, me guide et me montre d’instinct la justesse de ce qui est, à l’état brut, sans filtre culturel.

Je suis dans mon clair-obscur. Je creuse les sillons de ma vie et suis être de reliance.

Je ressens parfois d’autres Divinités au détour d’un chemin…
Brigantia, surtout, est là chaque jour que je me rapproche de Brigia notamment. La Déesse m’offre sa douceur et fait vibrer la corde d’argent et d’or pour que palpite mon front. Et les oiseaux fredonnent mon nom au sein de son foyer, en sa présence.

Parfois, sur cette terre de charbonniers, je ressens un souffle sur mon esprit suivi d’une étreinte caractéristique. Lui qui gouverne auprès des hommes la culture, Lugh, le crépusculaire, n’est curieusement jamais loin dans les bois. Il me redresse la colonne, et sa présence assure un réel soutien pour mes projets d’arts, pour l’accomplissment dans la sérénité de mes visions.

Et, parfois, sur ma terre, tout est silence et vent d’amour. La paix œuvre à chaque inspiration, à chaque expiration, dans l’ondulante mouvance de la Vie.

Je vibre en toute simplicité, selon les accords donnés par mon destin.

Résonance du barde : découverte
Au sortir des bois de Neved, je retourne alors dans le monde agité de paraîtres et d’un tumulte sans fin, mais demeure serein, guidé par ma foi, cet intime élan qui me relie aux Dieux et aux Déesses.

Dits d’un barde aux portes du Printemps

Barde regardant la Baie d'Ys
Un barde voit, un barde dit :

« Effluves d’un crépuscule enivrant,
Ombres allongées comme femme désirant
Élans de l’homme dérisoires.
Plénitude du vibrant solitaire,
Émergence de sommets glazik en gloire,
Accueil des rayons de l’ami Soir
Dont l’onde mon être sidère. »

Le barde écoute, le barde s’ancre :

« Arcanes bleues d’or
Et foi lustrale de l’inspiré
En moi créent l’osmose
Qui fait en éclat voler
Les enclaves carcérales du symbole
La chevalerie du Grand Paraître
Les paroles illusoires du vieux monde. »

Tout là-haut, sur le promontoire
L’homme contemple l’étendue vers l’Océan.
Front radieux, luminescent :

« Qu’Il est loin le souffle du Vent
Porteur d’augures funestes !
Le silence s’accouple à la nuit sereine.
Il procure l’allonge de l’esprit,
Cette sensation douce de l’homme évanescent,
Qui devant les Déités s’incline
Accepte l’abîme du Grand Dessein
Embrasse en lui son destin. »

barde et soleil couchant à LocronanA ces mots,
L’œil de Bel sombrant
En Baie du Ponant
Vire rouge puissant
Disque incandescent.

Sa clarté de sang ondule,
Sa lumière pourfend
Êtres des plaines, des champs
Ses rayons ciseleurs fécondent
L’Autre Monde et ses profondeurs.

Un feu de vie alors s’anime
Sur le Tertre, où lui répondent,
Alertes, de divins gardiens.
Esus L’Enraciné
Consume l’ancien, putréfie l’intime.
Airmid aux doigts fertiles
Boit du jour les photons ultimes.
Le Grand Cornu en sa grandeur
Gronde et clame dans les bois son ardeur.
Au souffle chaud du Dieu répondent
Les chants du Peuple de l’Autre Monde.

Intron Noz pose à présent sur le dôme son voile.
Tout est suspendu aux vibrations des étoiles.
Et le village en contrebas s’endort une fois encore
Sourd au chant de l’obscur,
Aveuglé par les soutanes, les censures.

Vigile du nemeton
Son feu créateur, le barde tisonne.
Quand point la fin du jour
En lui rayonnent
Être et Awen entrelacés d’amour.
Ses yeux de braise alors se closent,
Des visions d’extase en lui éclosent.
Et son chant s’élève, sa voix explose.
Son esprit de chantre caresse,
Effleure alors avec passion
Le creux des reins de la Tradition.